Je m'intéresse aux actualités de Polynésie française, et spécifiquement à tout ce qui touche à la perliculture. Je suis tombé aujourd'hui sur une news de l'Agence tahitienne de presse qui annonce que deux lois votées par l'assemblée de Polynésie française ont été annulées par le Conseil d'Etat (l'Etat français donc) pour la raison suivante :

Le principal motif avancé est que la langue tahitienne a été employée pendant les débats alors même que des représentants à l'Assemblée avaient insisté pour que la discussion sur le texte puisse avoir lieu en français.

Certains des représentants à l'assemblée ne comprennent pas le tahitien, et Jacqui Drollet, à l'époque vice-président de la Polynésie française (gouvernement d'Oscar Temaru), a refusé de s'exprimer en français.

Je ne suis pas très au fait des langues utilisés en Polynésie française, mais il me semble que le tahitien n'est pas la seule langue parlée. Il existe aussi le marquisien, le tuamotu, le mangarévien, le ruturu , le raivavae, le rapa et sans doute d'autres (ok, certaines de ces langues ne sont parlées que par une poignée de personnes, il n'empêche). Je suis prêt à parier que certains élus des îles ne parlent pas le tahitien. La situation est un peu similaire (mais dans une moindre mesure puisqu'en Polynésie française le tahitien est parlé par une majorité de la population) à la Nouvelle-Calédonie où le français est la seule langue commune à toutes les tribus.

J'avais vaguement abordé le sujet sur un forum de discussion sur le surf. J'ai également lu une ressource intéressante sur le sujet avec notamment quelques données démolinguistiques sur le site de l'université de Laval au Canada (!)

Si vous avez un avis (éclairé) sur la question, n'hésitez pas à m'en faire part dans les commentaires. Je suis un newbie, mon point de vue semblera probablement un peu simpliste à ceux qui maîtrisent le sujet, et la discussion m'intéresse !

Les lois annulées concernaient une redevance sur les numéros de téléphone pour l'une, alors que l'autre était en rapport avec l'impôt sur les plus-values immobilières.